Archives par mot-clé : humanité

[Projet] Les chroniques de l’Errant

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ÉCRITURE
570 000/570 000 signes
SOUMISSION
11/15 envois

altitude 218x300 - [Projet] Les chroniques de l’ErrantPhase : SOUMISSION

Type : Roman

Genre : Science-fiction, space-opera

Accroche :  Le néo-Terrien Arthur Chevalier possède d’étranges capacités psychiques. À bord de l’Errant, il parcourt les mondes de l’Union Humanoïde Interplanétaire, à la recherche de compagnons ‒ pirates, combattants, scientifiques ‒ pour mener à bien sa mission. Une Sorte de quête du Graal moderne au détour de laquelle les aventuriers se confronteront à des jeux de pouvoir, des entités belliqueuses, des univers en mutation…

[Projet] Terramorphose

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ÉCRITURE
1 520 000/1 520 000 signes
SOUMISSION
17/22 envois

Phase : SOUMISSION

Type : Cycle de 4 romans

  1. De poison et d’ombre (373 000)
  2. De fiel et de sang (375 000)
  3. De métal et de crocs (380 000)
  4. De rage et de nuit (389 000)

Genre : Anticipation fantastique

Accroche :  Son atmosphère polluée, privée de soleil, la Terre est moribonde. En nombre, l’humanité est partie s’installer sur une nouvelle planète. Janelle, une jeune scientifique, a refusé l’exode et travaille près de Los Angeles. Certains de ses collègues et amis sont victimes de disparition. Dans la ville désertée, contrôlée par les militaires, elle mène l’enquête et se confronte à une monstruosité d’origine virale…

[Chronique de lecture ] Au tréfonds du ciel

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au%20trefonds%20du%20ciel1 - [Chronique de lecture ] Au tréfonds du cielCet ouvrage de Science Fiction parait en France en 1999 et reçoit le prix Hugo en 2000. Vernor, coutumier du fait, avait déjà obtenu cette même récompense en 1993 avec un autre roman de SF : Un feu sur l’abîme. Avec Au tréfonds du ciel, Vernor Vinge donne à la littérature imaginaire un chef d’oeuvre en matière de space opera. S’il ne révolutionne pas le genre en déroulant sa trame à travers des galaxies dominées par des descendants terriens se livrant corps et âmes au mercantilisme, s’il est question comme souvent de colonisation planétaire, de domination raciale, si on s’immerge dans un contexte de haute technologie avec le verbiage tributaire de la hard science, on ne peut pourtant pas rester longtemps insensibles aux messages sous-jacents à cette épopée autour d’une étoile mystérieuse : marche-arrêt.

Car Vernor Vinge nous fait grâce d’un style vibrant et malicieux : les données techniques ou astrophysiques les plus complexes nous semblent curieusement abordables après quelques pages sans pour autant nous retirer le dépaysement qu’on attend toujours un peu en lisant un roman de space opera.

Il nous narre la rencontre entre trois peuples, deux espèces (il s’agit même pas des mêmes embranchements ! ) différentes. Et les apparences sont trompeuses, des exploiteurs qui seront exploités, des bourreaux géniaux, des esclaves inconscients de l’être, l’imaginaire de Vernor Vinge agissant comme un miroir, nous renvoyant nos convictions de supériorité anthropomorphique changées en ce qu’elles sont : mensonges et vanité. Nous sommes nous-même les esclaves de nos désirs mercantiles.

Car c’est aussi l’histoire d’une humanité “non humaine” et d’hommes dont l’humanité n’est plus que souvenirs, tant ils ont voyagé vers un seul but et avec une seule loi : celle du marché, de l’offre et de la demande. Des êtres qui n’ont rien d’humains, qui pour beaucoup ont une apparence “monstrueuse” mais qui vivent pourtant dans l’unité à la recherche d’un idéal, tandis que les hommes mille fois plus “civilisés” empêtrés dans une civilisation mercantile errent désenchantés de part l’univers, parcourant des distances fabuleuses sans pour autant voir plus loin que le bout de leur nez.

Une humanité qui a même oublié l’instinct primordial de conservation : donner lieu à une progéniture, tout comme des robots, sans autre ambition que de faire du profit et repousser les limites de leur sphère d’influence commerciale. D’autres hommes incarnent les vices les plus profonds des hommes et agissent avec monstruosité sous couvert du progrès, bien au-delà des questions d’intolérance.

C’est enfin l’histoire d’une impossibilité : l’histoire d’un monde qui se développe et prospère dans les rigueurs d’une étoile moribonde, “à demi vivante”, dans un système qui recèle un défi pour toutes les lois de l’astrophysique connues. Mais le défi n’est-il pas aussi pour l’humanité de l’ouvrage celui-ci : changer à l’envers du cours naturel des choses ? Un message dont le lecteur saura jugé de la résonance en sa propre pensée…