Les larmes de Lucrèce

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bal-masquéParue dans l’anthologie Bal Masqué, éditions du Chat Noir, cette nouvelle fantastique prend place dans le Turin du début du vingtième siècle.

Le petit fils de Volta enquête sur une tragédie et fait tomber le masque des mystères de l’après-vie.

Elle compte 40 000 signes et prendra place, un jour, dans mon recueil fantastico-italique La botte secrète.

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Les premières lignes :

« Le vingtième siècle a neuf années et, au cœur de Turin, l’été se raidit dans un costume de deuil. Aux balcons, aux crémones des fenêtres et sur les manches des passants, il fleurit des rubans de crêpe noirs. Dans l’attente des funérailles officielles, un élan de tristesse a poussé les âmes pieuses à s’agenouiller dans les transepts pour partager un office des morts sans cesse ressuscité. La ville entière est choquée par le drame. À mon image, mais à un degré moindre, certains ont, cette nuit, perçu des clameurs infernales et sur leur joue le baiser aride des flammes. J’ai emprunté le tramway pour rejoindre le quartier de Vanchiglia, non loin du point de confluence entre le Pô et la Doire ripaire. À présent, je mène mes pas vers l’extrémité de la via Bara encore soumise à une agitation sinistre. Il y a là des riverains, yeux rougis, égarés, des mouchoirs de batiste rivés à leur nez. Des curieux, des plumitifs se pressant au plus près. Des parents, des amis, aux bords de l’apoplexie, les victimes n’ayant pas toutes été relevées… »

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Des avis de lecture :

Tepthida Hay : Le texte est envoûtant, j’ai suivi le parcours mélancolique d’Alessandro avec plaisir. La ville et son contexte historique sont dépeints avec une acuité remarquable de détails qui plonge immédiatement le lecteur au cœur de l’intrigue […]

Livraisons littéraires : J’ai beaucoup aimé ce texte. La plume de l’auteure est douce et fluide, les actions s’enchaînent de manière à toujours garder une part de mystère, qui est dévoilée un peu plus loin. Les pièces du puzzle se mettent petit à petit en place, sans pourtant suivre le schéma qu’on aurait pu imaginer au départ […]

 

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Sous un voile d’ombre

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TOMBELESVOILES_HDNouvelle de l’anthologie “Tombé les voiles”, aux éditions Le Grimoire et concourant au prix Mille Saisons 2018.

Ambiance planet-opera pour ce texte de 40 000 signes espaces comprises où un chasseur de prime un peu spécial se retrouve en danger de mort…

Ce récit est l’entame du roman inachevé Le chasseur d’ombre.

Les premières lignes :

« Ce qui hante les décombres de la tour soléale n’a rien de charmant ou de sain. Les structures de la tour, ses parois qui s’effritent au ralenti, singent la carcasse putrescente d’une énorme bestiole que la planète ne pourra jamais digérer. J’ai rendez-vous dans un hall situé sur son flanc gauche. Le coin a si mauvaise réputation qu’avant même d’en approcher, pendu à mon crochet propulseur, je suis tout entier aux aguets. Lorsqu’on est chasseur, c’est pas plus réfléchi ou compliqué que de respirer. Une goulée après l’autre. Une proie après l’autre. Ce que je traque d’ordinaire, ce sont les ombres. Mais aujourd’hui, j’innove ! Je vais donner dans la contrebande. Je prends aussi le risque d’œuvrer ailleurs que sur mon territoire. La faute à une blessure récente et à une putain de dette dont les intérêts sont devenus galopants… »

L’arénaire du Deucalion

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couverture-cour-des-miraclesNouvelle parue dans l’anthologie “La Cour des miracles”, aux éditions Le Grimoire et concourant au prix Mille Saisons.

Nouvelle de science-fiction de 40 000 signes espaces comprises, une gladiatrice moderne, à bord d’un vaisseau-monde en déliquescence, qui lutte pour sa liberté.

Ce récit est la version courte de l’une des aventures space-opéra inscrites au recueil L’errant.

Les premières lignes :

« Il amorce un mouvement de taille à hauteur de mon épaule et le scintillement de sa lame à décharges remplit mon champ de vision de phosphènes. Je romps l’engagement, ma main droite tendue devant. C’était juste ! Dans la senestre, mon arme pique légèrement vers le bas pour l’amener à la faute. Mon adversaire se méfie, l’invite est trop franche. Lentement, nous entamons une nouvelle danse. Pas chassés, pieds glissant de côté, car chaque perte de contact avec le sol peut permettre à nos électro-glaive de mordre plus fermement dans nos chairs. Les éperons fixés à nos talons ne nous garantissent du foudroiement que s’ils se trouvent à moins d’un pouce de la surface de l’arène. Laquelle est un hexagone bleu de vingt mètres de diamètre, un ensemble de couches aux propriétés physiques modifiables, innervé comme une peau et commandé à distance… « 

L’alternative

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1couv-etranges-voyagesNouvelle publiée dans l’anthologie “Etranges Voyages”, dirigée par Cyril Caru, éditions Sombres Rets.

Nouvelle de science-fiction de 32 000 signes espaces comprises, voyage magique, dimensionnel et incursion aux frontières des pouvoirs de la psyché humaine.

Ce récit est l’une des nouvelles de La botte secrète, encore en cours d’écriture, un recueil qui rassemble des histoires se déroulant toutes en Italie.

Les premières lignes :

” Une fois sa décision prise, il ne lui reste plus qu’à sauter vers l’inconnu. Tout autour, c’est encore le silence qui précède la tourmente. Mais le vieil homme sait reconnaître dans la constance des choses, comme une respiration retenue avant l’immersion, la crainte d’une immobilité plus… définitive. Il prend le bras de l’enfant. Les premiers hurlements transpercent la matière pour se répandre dans tout le bâtiment, accompagnés d’un ballet de fumigènes incapacitants, du grésillement des fusils électriques et de l’odeur d’ozone qui s’éveille à chacune des décharges. De son autre main, il ouvre une longue boîte en bois et en extirpe lentement une dague. Il doit le faire… ”

Les crocs de la Basilicate

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Nouvelle publiée dans l’anthologie “Les Dames Baroques”, dirigée par Estelle Valls de Gomis, éditions du Riez.

Il s’agit d’un texte de 50 000 signes espaces comprises qui se déroule au XVIIIe siècle, dans la région italienne de la Basilicate. On suit les mésaventures de Fellenza, une jeune servante d’origine albanaise, au service d’un sombre alchimiste.

Ce récit est l’une des nouvelles de La botte secrète, encore en cours d’écriture, un recueil qui rassemble des histoires se déroulant toutes en Italie.

Les premières lignes :

” Quelque part entre les arêtes rayonnantes du Mont Pollino, sous le couvert des chênes verts et des hêtres, un long cri retentit aussitôt avalé par la nuit. Entraînée dans une course folle, Fellenza cherchait le ciel, l’étoile, un signe pour
la guider et l’extraire des ténèbres de la forêt hantée. La lune s’était couchée derrière les profils montagneux encapuchonnés de neige et l’obscurité traîtresse, qui la faisait sans cesse trébucher contre les racines et glisser sur les pierres, ne lui épargnait pas la conviction d’être épiée. Elle les devinait autour d’elle, se délectant de son effroi et du goût de sa sueur… ”

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L’orbe d’or

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Nouvelle publiée dans Or et sang, anthologie aux éditions du petit caveau.

Texte de 30 000 signes espaces comprises, vampirique, fantastique et italien. Il est du nombre des nouvelles de La botte secrète, encore en cours d’écriture, un recueil qui rassemble des intrigues se déroulant en Italie.

Les premières lignes :

” Le monde aurait fait un tour de plus qu’il n’aurait pas dormi moins profondément. Aussi, lorsque du dessous, monta le bruit d’un raclement, il se dressa, droit et fulminant, sur son fondement. Quoi ! Qu’est-ce ? Encore ce maudit apprenti qui ne sait pas lever les pieds d’une chaise tandis qu’il balaie la travée derrière nos établis ! maugréa-t-il intérieurement. Et il prêta plus attentivement l’oreille aux sons de sa demeure constituée d’une cuisine, de l’atelier et de sa boutique en pas de porte, de chambres à l’étage et d’une remise côté cour. Elle s’accolait à d’autres un peu semblable, dans une rue donnant sur la Piazza del Duomo, à Vicence. C’était là une cité prospère de la plaine du Pô, sur la route qui menait de Vérone à la Sérénissime, siège du pouvoir de la République de Venise. Il y pratiquait son art et gagnait bien son pain… “

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