[Écrire un récit] trouver l’inspiration grâce au brainstorming

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couvFBpage-auteurHonte à moi ! Il y a bien longtemps (genre… 5 ans ? ) que j’ai délaissé cet axe sur les techniques d’écriture dans mes billets. Mon retour devant l’écritoire avec de nouveaux/anciens projets m’a entraîné à la (re)découverte du brainstorming…

Quand la boîte à idées, le paquet de post-it, le rêve de la nuit dernière, le ressac de la mer ou le besoin d’abstraction dans les transports en commun ne suffisent plus à faire tinter la clochette de votre imagination, il y a le brainstorming. Je n’aime pas trop les anglicismes, mais celui-ci fait exception.

Sur internet, avec ce mot-clef, on trouve quantité d’informations, de modes opératoires pour trouver des idées toutes neuves, les nuancer, les réorganiser, les développer, mais certaines ne sont pas adaptées à l’écriture. C’est sans prétention que je dresse la liste des dix « trucs » qui marchent plutôt bien pour moi, comme terreau à l’imagination. J’espère que certains procédés vous aideront à trouver l’inspiration.

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1 – Association

Créer un schéma ramifié ou « schéma-rose-des-vents ». Au centre d’une feuille, on écrit une idée centrale, un mot, un titre, voire : on fait un petit dessin. Ce point central peut découler directement de ce que vous avez trouvé précédemment avec d’autres exercices. Depuis ce point central, vous tracez des rayons et écrivez au bout de chacun un mot qui vous vient facilement (association de mots). Vous reprenez chaque mot et en associez deux autres en bout de vecteurs, jusqu’à remplir la feuille. Relier certains mots, les entourer par paquet pour réfléchir dessus.

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2 – Combinaison

À partir du schéma ci-dessus, par exemple, prendre deux idées/mots-clefs au hasard, et les combiner pour en faire émerger une troisième.

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3 – Condensation 

Pour trouver l’essentiel, partir sur une bonne base, scruter l’idée jusqu’à sa plus petite valeur possible : mieux la cerner et ensuite envisager ses ramifications. En 25 caractères puis 50, 100, 200… écrire des choses essentielles au récit. Ce peut-être un élément de l’histoire ou un but à atteindre dans le récit.

exemple :

L’univers est futuriste.

Les personnages doivent être aussi attachants que réalistes.

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4 – Amplification 

Considérer un élément, une situation dans votre récit et l’imaginer :

  • plus grand
  • plus petit
  • plus rapide
  • plus lent
  • plus dangereux
  • plus anodin
  • plus influent
  • plus localisé

     .

5 – Personnification

Listez vos personnages ou vos idées de futurs personnages et faites-leur écrire une réplique, un état d’âme, ressenti en utilisant la première lettre de leur nom (ou l’alphabet si les personnages n’en ont pas, l’important, c’est d’avoir une contrainte).

exemple :

Janelle – Je suis exsangue.

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6 – Inversion 

Prendre une idée, un élément, un pan d’intrigue et écrire en quelques lignes son inverse, utiliser des négations, des antonymes et remettre ainsi en perspective l’impact de cet élément sur le reste de l’intrigue.

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7 – Intrusion

Prenez une idée, axe de votre récit et endossez pour quelques secondes la peau d’un personnage connu, historique ou de fiction, de votre écrivain préféré, d’un ami… pour le lui faire formuler selon sa propre perception, ses propres expériences.

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8 – Exploration

Chercher des références, des définitions de mot ou de concept, faire de la bibliographie… Se renseigner sur telle ou telle pratique, évènement, sujet pour débloquer un nouveau pan d’idées et leur donner de la cohérence.

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9 – Sensation

La matière à un texte peut venir de nos cinq sens. Vivre une expérience, entendre un témoignage, se rendre dans un lieu qui ressemble à celui utilisé dans votre roman pour ressentir une émotion, humer une odeur… voir, écouter, goûter, toucher… La mise en œuvre de cette méthode n’est pas aisée, mais il est toujours possible de :

  • Écouter de la musique : bandes-originales de films, jeux/séries, style musical en accord avec l’univers du récit.
  • Regarder des images « évocatrices », en vous rendant par exemple sur un site de partage, expo, ventes d’images (Flickr, Dreamstime, Pixabay…) et taper un mot-clef associé à votre univers. Une belle photo peut générer des tas d’idées. smile

     .

10 – Mutualisation

Comme dans un célèbre jeu télévisé, on peut faire appel à un ami (auteur ou non) pour se décoincer. Parfois devoir expliquer à autrui son problème vous met sur la piste de la solution. Autrui peut aussi décider de vous faire cadeau d’une idée et vous sortir d’embarras…

 .44

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Inséparables, l’histoire de l’écriture d’un roman

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img_4257Dans un billet futur, je retracerai la chronologie précise de l’aventure Inséparables.   Ici-même, c’est presque la Préhistoire du roman que je vous raconte. Rassurez-vous pas d’atelier de taillage de silex au programme… juste quelques jalons sur : comment le roman a émergé. tic

J’imagine qu’il y a autant d’auteurs, autant de source d’inspiration initiale ou de déclic pour démarrer un récit. L’étincelle pour Inséparables n’avait rien de poétique, d’onirique et ne provenait pas non plus d’un besoin existentiel. Je voulais écrire un roman « young adult ». Je n’aime pas trop les étiquettes, encore moins les sigles anglais à la con, pardon, mais quand c’est affaire de mode, il faut savoir être souple. Avec plusieurs manuscrits SFFF « adultes » dans mes tiroirs et zéro touche en soumission à cette époque, je voulais tenter une autre approche du Grand Méchant Éditeur insaisissable. flap

Mon expérience au tremplin Blackmoon m’avait donné une vague idée des  « goûts et envies » de la direction. Moins de violence, plus de romance, moins de créatures, plus d’aventures, moins d’imaginaire et d’intrigues enchevêtrées, plus de contemporain et de simplicité… et surtout pas de dents longues… Je me suis donc orientée vers l’idée d’un récit un peu psychologique dans le traitement des personnages, mais en même temps nerveux et rebondissant, comme un thriller. Pour ne pas créer de distance avec le lecteur, je l’ai ancré dans un contexte de polar et de légère anticipation et non pas dans de la SF très futuriste. Restait cette histoire de romance et mon impression qu’il était facile de tomber dans le cliché ou le « déjà lu » en usant de cet ingrédient… Tout a déjà été écrit ou presque, on écrit jamais rien de vraiment neuf, le diable se trouve dans les détails… gna, gna, gna, oui, mais pour beaucoup, l’Amour est au centre de toutes les bonnes histoires (cette autopromo que je fais tic). Alors comme primes intérêts affectifs (pour pas écrire love interest), j’ai choisi de raconter les aventures d’un frère et d’une sœur.

Ça, c’étaient mes ambitions de base. Ensuite, l’histoire et les personnages ont pris le pas sur mes bonnes résolutions. Néanmoins, arrivée au point final, j’avais tout de même l’impression d’avoir rempli le cahier des charges. Un tour de soumission plus tard, il apparaissait que la mode avait peut-être encore changé… C’est le travers de l’auteur long à la détente : d’avoir toujours une histoire de retard sur ce qui sort en librairie.

Elle est où la morale ? Y en a pas. On peut plaire de plusieurs façons. L’acceptation d’un manuscrit c’est une affaire de goût et de contexte… J’ai soumis à trois autres éditeurs, dont Magnard Jeunesse. Le facteur chance, qui fait que tu frappes à la porte au bon moment, existe aussi. Cette chance, je l’ai eue, auteurs qui me lisez, je vous la souhaite ! smile

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Les questions de Fabien Lyraud

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fortesse_des_glacesIl y a quelques semaines, Fabien Lyraud ( chroniqueur, auteur et anthologiste) m’annonçait la bonne nouvelle : mon récit de Dark Fantasy, Magie de Cœur, envoyé dans le cadre de l’appel à textes Sword & Sorcery ferait partie de la sélection qui composerait l’anthologie qu’il dirige pour le compte des éditions de l’Instant.

En attendant de découvrir cet ouvrage, Fabien Lyraud m’entretient sur son blog : Propos iconoclastes. Extrait :

[…] Peux-tu nous parler d’Æsir ton projet de roman de dark fantasy ?
C’est mon premier récit d’importance achevé. Il compte beaucoup pour moi. Et si je l’ai mené jusqu’au point final, on peut effectivement parler de « projet » parce qu’il est toujours à la recherche d’un éditeur. (On m’a chuchoté que la fantasy c’est à la « mode », mais la dark moins…) De quoi ça parle ? De vengeance, de nécromancie […]

Pour découvrir le reste de notre échange, rendez-vous sur Propos iconoclastes.

Travaux à l’aquarelle

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gorgoneLe père Noël a eu la très bonne idée de m’offrir de l’aquarelle cette année.
24 demi godets dont je commence à peine à appréhender les diverses teintes. (Pour le moment, le vert est mon grand ennemi tic)

Je me cantonne aussi, pour le moment à des petits formats.
Mes premières réalisations à peu près réussies (Hum hum) font l’objet d’une section spécifique dans mon portfolio.
Pour découvrir ma nouvelle galerie c’est par ici wink

Cartonnage, media mixtes pour boîtes et carnets de Noël

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boîtes_carnets_noel2015Cette année, j’ai renoué avec une sorte de vraie fausse tradition dans ma famille qui vise à fabriquer de ses petites mains des présents pour Noël (tricots, chocolats, statuettes, boîtes… )

Pour réaliser les boîtes, j’ai utilisé des colis en carton ondulé, des boîtes à chaussures, à thé, à sel… tout ce que je mets au conteneur de recyclage habituellement. J’ai doublé et renforcé le fond et les côtés des boîtes, et fabriqué un couvercle, grâce à du carton ondulé bien costaud. J’ai usé d’un scotch kraft pour fabriquer la charnière, finir les arêtes et habiller les rebords.

J’ai ensuite recouvert les boîtes de morceaux de pages d’annuaire. Ce papier fin est humidifié, chiffonné et collé à la colle blanche vinylique. Cela décore et cache les ondulations du carton. J’ai ensuite collé dessus des décors végétaux et mécaniques, découpés dans un carton fin de 200gr environ (de vieilles intercalaires).

Après avoir homogénéisé la couleur de mon support grâce à une couche d’enduit Gesso ou de peinture acrylique blanche, j’ai pulvérisé de l’acrylique diluée (mélange de peinture opaque, nacrée et métallisée). Je tourne la boîte et sèche au sèche-cheveux au fur et à mesure pour « jouer » avec les coulures et les mélanges que cela produit. Après séchage complet, je rehausse les reliefs, grâce à de l’acrylique métallisée. Un coup de vernis et c’est fini.

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Pour les carnets, j’ai utilisé les tubes cartons au centre d’un rouleau d’essuie-tout. Coupé, humidifié grâce à un mélange d’eau et de glycérine (dilution 20%, permet d’assouplir le carton) le tube est plié, pressé, roulé en boule doucement avant d’être déplié et aplati au fer à repasser. Après séchage complet, je colle mes décors végétaux et mécaniques, passe une couche de blanc, puis peins et vernis comme décrit ci-dessus. Les pages du carnet sont des feuilles de papier blanc en ramette, plié, massicoté, agrafé ou relié grâce à une spirale métallique. Une prochaine fois, j’essaierai d’utiliser du papier recyclé à partir d’enveloppes par exemple…

Le couvre-carnet de Pascaline

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IMG_3018Quel auteur n’aime pas composer ses histoires dans un carnet spécialement choisi pour ça ?

Beh moi, par exemple, parce que j’écris directement sur l’ordinateur… mais je connais des amoureux du support papier et du bon vieux stylo qui ont besoin de cette étape. Par exemple, ma copine Pascaline, dont c’est justement l’anniversaire… Ce qui est dommage c’est que la recherche du mot juste entraîne coquilles et raturages et qu’une fois plein, le cahier est remisé au fond d’un placard… en attendant qu’un exégète le déniche. D’où l’idée, d’un protège-cahier, un joli couvre-chef dont l’auteur peut coiffer son carnet pour garder au chaud ses idées…

J’achète donc un carnet A5 et vous présente le reste en images… (survoler les vignettes pour avoir l’explication)