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De Poison et d’Ombre au tremplin Black Moon

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Il y a quelques jours, j’avais le plaisir de recevoir un coup de fil des éditions Black Moon Hachette validant la sélection de mon roman De Poison et d’Ombre parmi les 6 finalistes du tremplin d’écriture qui sont :

  • Salmacis par Emmanuelle de Jesus
  • Boys out ! par Rawia Arroum
  • De Poison et d’Ombre par Elie Darco gig
  • Lou Dra par Marie Boulay
  • Les liens d’énergie par Célia Flaux
  • L’enfant papillon par Gabrielle Massat

     .

Retour sur la trajectoire De Poison et d’Ombre

Les quelques lecteurs de ma page « Projets » (doivent être une paire, à tout casser) ont peut-être repéré que ce roman a subi des changements de titres et d’état ces derniers mois. Il s’est doté d’une suite assez récemment, De Fiel et de Sang, que j’ai terminée en juillet, et l’ensemble (j’ai l’idée d’une tétralogie, mais cela peut évoluer, hein ^^) s’est vu intitulé l’Archange, à défaut d’un nom de cycle plus accrocheur…

Maintenant que j’ai commencé par la fin, revenons en au début… Si j’en crois mes stats, l’écriture de De Poison et d’Ombre a débuté au printemps 2012, mais l’idée de base de l’histoire date d’une bonne décennie et fut longtemps placée dans la boîte des idées qui n’aboutiront jamais. Je le sentais pas ce « scénar », jusqu’à ce que j’envisage de cibler un public adolescent et jeune adulte. De là, la logique du texte, sa construction en courts chapitres, son style m’ont semblé « aller de soi » et s’harmoniser à cet univers à mi-chemin entre le roman d’anticipation, le fantastique et le récit initiatique.

De Fiel et de Sang, le tome 2 fait davantage la part belle à des éléments relevant de l’intrigue policière ou du roman d’espionnage, quant aux épisodes suivants, De Métal et de Crocs, De Rage et de Nuit, pour l’instant à l’état de « plans » plus ou moins développés dans mon fichier préparatoire, je pense y mêler davantage de ces ingrédients : virologie, politique, cybernétique, ésotérisme, fanatisme religieux, planet-opera. (A voir la liste, comme ça, on a pas envie de manger c’te soupe ^^)

 .

Mais j’anticipe gravement sur mon temps futur d’écriture… Pour en revenir à De Poison et d’Ombre, il va prochainement devoir se faire valoir aux yeux des lecteurs qui seront amenés à voter pour départager les 6 manuscrits sélectionnés par le jury Black Moon… Pensez bien que je me fendrai d’un autre « article » pour annoncer la mise en ligne des extraits et l’ouverture des votes. wink

 

 

Appel à textes « le monde de la nuit »

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À l’heure où les premières étoiles apparaissent, le monde de la nuit nous ouvre ses portes. Noceurs et noctambules déambulent comme des ombres. Dans les night clubs et les bas-fonds de la ville, la pègre ourdit ses complots. Minuit, c’est l’heure du crime. Dans le cimetière, les morts se relèvent, les korrigans hantent la lande, les loups-garous hurlent à Lune, les sorcières dansent leur sabbat et les démons profitent du sommeil des hommes pour préparer le règne des ténèbres. Monde souterrain privé de la lumière du soleil, monde glaciaire promis à la nuit éternelle. Monde de la nuit, de l’abîme, du vide intersidéral, du secret et de l’intimité.

Si ce thème vous inspire, envoyez vos nouvelles aux éditions Sombres Rets pour la constitution de leur nouvelle.

Consignes et règlement sont consultables sur le site de Sombres Rets.
La réception des textes prendra fin le 15 octobre 2012.

L’anthologie, dirigée par Cyril Carau, paraitra en février 2013.

[Ecrire un récit] une question de style

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Il se pourrait bien que cela soit comme les couleurs et le poivre : tout est affaire de goût et de dosage.

Mais ce que la question du style interroge c’est notre capacité à retranscrire par des mots tout ce qui compose l’histoire, soit, pour schématiser : les évènements et les émotions des personnages.

Le style serait donc à la fois la « couleur » émotionnelle que l’on donne son récit et son piquant, sa pertinence contextuelle.

Assez pour les images, prenons un exemple.

Si j’écris :

« Sans hésiter plus longtemps, il grimpa tout en haut de la colline. Après avoir lâché ses deux sacs sur une grosse pierre plate, l’homme étudia longuement la ligne d’horizon. Pour l’instant, il ne voyait arriver personne. »

C’est différent de :

« Sans plus d’hésitation, la fureur de ses pas le porta au faîte de la colline. L’homme fit choir ses fontes sur un lit de roche, puis son regard perça jusqu’aux confins du monde visible. Nul encore n’était près de le rejoindre. »

Et pourtant, ces deux passages décrivent une même situation. Mais si la première proposition pourrait se rapporter à n’importe quel type d’individu placé à n’importe quelle époque, certains indices nous poussent à croire que la deuxième citation appartiendrait à un récit se voulant rapprocher d’une époque archaïque et que l’homme en question se trouverait à avoir plus de caractère et/ou à se montrer plus volontaire.

Les deux phrases différent notamment par le choix des mots, la structure des phrases.

En réalité, avec d’autres exemples plus aboutis que les miens, on pourrait trouver des différences à tous les étages de la phrase. Voici ceux qui me viennent le plus communément à l’esprit :

– le vocabulaire

– la ponctuation

– la longueur des phrases

– la variation des structures

– la place des mots

– le choix des temps de conjugaison

– le recours au passif, à l’actif

– l’usage de formes nominales, de formes conjonctives…

les figures de style (y compris la « musique des mots »)

Autant d’outils pour bien se faire comprendre, mais aussi pour faire un clin d’œil au lecteur qui saura lire entre les lignes, le style est aussi une signature, des petits cailloux blancs jetés au cour du cheminement créateur.

Être conscient que l’on a ou que l’on doit jouer d’un style particulier permet à l’auteur d’enrichir son texte. Car, pour schématiser, en répondant à la question : « quelle mot choisir pour décrire telle chose ? » l’auteur ne s’en remet pas au hasard, à la facilité, il fait preuve d’une certaine intention auquel le lecteur sera finalement sensible.