Archives par mot-clé : terre

A bord du Titania

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« I’ll met by moonlight, proud Titania », Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare

L’alternative

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1couv-etranges-voyagesNouvelle publiée dans l’anthologie “Etranges Voyages”, dirigée par Cyril Caru, éditions Sombres Rets.

Nouvelle de science-fiction de 32 000 signes espaces comprises, voyage magique, dimensionnel et incursion aux frontières des pouvoirs de la psyché humaine.

Ce récit est l’une des nouvelles de La botte secrète, encore en cours d’écriture, un recueil qui rassemble des histoires se déroulant toutes en Italie.

Les premières lignes :

” Une fois sa décision prise, il ne lui reste plus qu’à sauter vers l’inconnu. Tout autour, c’est encore le silence qui précède la tourmente. Mais le vieil homme sait reconnaître dans la constance des choses, comme une respiration retenue avant l’immersion, la crainte d’une immobilité plus… définitive. Il prend le bras de l’enfant. Les premiers hurlements transpercent la matière pour se répandre dans tout le bâtiment, accompagnés d’un ballet de fumigènes incapacitants, du grésillement des fusils électriques et de l’odeur d’ozone qui s’éveille à chacune des décharges. De son autre main, il ouvre une longue boîte en bois et en extirpe lentement une dague. Il doit le faire… ”

Les terres gelées

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Illustration réalisée à l’aide d’un logiciel 3D

Avant que tout ne recommence en pré-commande

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Dans un peu plus d’un mois paraîtra un roman que j’ai eu grand plaisir à corriger et à illustrer.

Il s’agit de Avant que tout ne recommence, un roman de science-fiction de  Michel Nittis qui ravira toux ceux qui rêvent d’évasion sidérale.

Planet opera dans sa première partie, space opera dans sa seconde, ce roman se prête mal à l’étiquetage habituel. C’est un conte qui parle d’étoiles, d’exploration tout en débutant sur la retraite du héros. C’est une histoire qui s’inscrit dans le futur et dans un empire terrien étendu sur des galaxies mais qui ne nous montre que quelques-unes des ramifications de son administration, de son évolution, lente, voire inexistante depuis des éons. C’est aussi la rencontre de personnages profonds et concrets dans leur vécu et leur émotion : le vieux baroudeur, la jeune scientifique, des robots qui rêvent d’humanité, un soldat qui rêve de liberté…

Et parce que les mots de Michel sont poétiques et éloquents, c’est aussi une ode à la vie, l’amour, la liberté, la découverte et la poésie des choses, des êtres, le mystère de l’inanimé, les forces gigantesques et insoupçonnées de l’espace.

En dire plus, risquerait de vous priver du plaisir de le découvrir… Dans la boutique de Sombres Rets, vous trouverez d’autres informations et les premières pages du roman sur un livre animé.

Une dernière chose : le roman est en pré-commande au prix de 14 euros (frais de port offert et marque-page en cadeau) jusqu’au 6 juin, date de sa parution, ensuite il y aura des frais de livraison en supplément, donc n’hésitez pas trop longtemps !

Le monstre de l’espace
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Illustration pour Notre Mère de Phlippe Deniel, Univers 9 d’OutreMonde

Digital

Mes lectures SF d’août 2009 : La forêt de cristal de J. G. Balard

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J’ai bien trop la flemme, en ce pâle dimanche aoutien, pour rédiger une longue et vraie chronique de lecture… mrgreen Alors voici la première partie d’une petite rétrospective des romans que j’ai lu durant le mois. Tous relèvent du courant de la science-fiction et je les ai lus dans le train, chez mes parents ou chez moi, part du butin d’un vide-grenier bourguignon, grand broché ou petit poche issu de la grosse bibliothèque de Cyril qui me faisait de l’oeil depuis un moment… Et pour ne pas suivre la logique je vais commencer par le dernier lu…

La forêt de cristal de J. G. Balard

Je ne connaissais cet auteur que de nom. Sur le 4ème, on présente cet ouvrage comme étant son chef d’oeuvre… Si j’avais foi en ce que les éditeurs écrivent sur le quatrième de couverture, je ne suis pas sûr que j’aurais à coeur de découvrir plus avant l’oeuvre de cet auteur. Heureusement je me méfie de ce que le bon peuple a l’habitude d’encenser.

D’après ce que j’ai compris, monsieur Balard aime à nous dépeindre des apocalypses terriennes, dans la forêt de cristal le fléau prend l’apparence d’une cristallisation qui touche aussi bien les végétaux, les animaux etc… Tout devient bijou d’autant plus qu’il est immobile ou se laisse gagner par une sorte d’immobilisme.

Les personnages luttent contre le phénomène ou l’acceptent comme une sorte de bénédiction car beaucoup semblent atteint par une dépression qu’on ne comprend pas bien. Cette langueur des personnages s’étale à l’unisson de la narration qui a ses longueurs et ses rebondissements dont le moteur tient plus de la génération spontanée que d’une réelle relation de cause à effet entre les évènements.

J’aurais tendance à dire que sous des dehors stylistiques beaux, maîtrisés quoiqu’un peu surranés, l’auteur déroule parfois sa trame « au petit bonheur la chance »… à moins que l’inconséquence des personnages, leurs réactions à la limite de l’incohérence ne proviennent de la dépression dont j’ai parlé ci-dessus. J’ai aussi eu parfois l’impression de vérités assénées : comme pour l’explication soudaine et reconnue du phénomène de la cristallisation, qu’on développe juste assez, comme faire-valoir des états d’âmes humains, mais pas assez pour une fan de hard science comme moi.

Quoiqu’il en soit, ce livre a quand même le mérite de nous faire voyager, de nous confronter avec des élèments qu’on attend pas dans la SF : la terre, l’afrique, l’ambiance début de siècle, la lèpre, les colons, la dépression…  Il est aussi bien écrit, littéraire dans le style, ce que me plait ! et porteur de belles images, d’une dimension universelle pour ce qui est du thème, de ce qu’on devine comme morales ou idées. Mais je suis restée un peu sur ma faim, espérant une chute ou vérité finale qui aurait donné au texte un peu plus d’envergure.