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[Projet] Cinq visages de solitude

100 % ➔ 450,000 / 450,000 signes espaces comprises

 

Phase actuelle : SOUMISSION

Date d’achèvement : Juin 2019

Type : Roman

Genre : blanche, jeunesse

Extrait : […] Les cours ne débutaient qu’à 10h15. Ses deux premières heures avaient été annulées. Samedi, sa mère avait reçu un message sur son portable en ce sens. Vingt minutes de Thomas en moins ; l’avant-cours et la pause de 10h… Telle avait été sa réaction, au lieu de se réjouir de cette rallonge au week-end. Thomas, toujours Thomas… Les yeux montant au plafond, Mila s’imagina, qu’une à une, ses pensées allaient se nicher dans une fissure. Bien au chaud, bien cachées, elles attendraient de revenir s’expurger sur le papier. La lettre fut placée dans l’enveloppe. Dessus, elle écrivit : Thomas. Mila se leva et la glissa dans la poche de son blouson. Devant le miroir de sa salle de bain, une lingette, aussi humide et cotonneuse que cette matinée de novembre, ôta les couleurs de son visage. Le pourpre de ses lèvres, le rose de ses joues, le brun sur les ailes de son nez, le noir sur ses cils et le vert amande de ses paupières. Au détriment de Mila, il récupéra son visage […]

[Ecrire un récit] Ecriture planifiée ou spontanée ?

Maintenant que j’ai, dans des articles précédents, longuement parlé de la forme que peut prendre le récit. Il est temps de nous intéresser au fond de l’histoire. À vrai dire, il apparaitra peut-être à certains, qu’il était sans doute plus logique de commencer par cela. Je crois pour ma part qu’avoir de bonnes idées, n’est pas ce qui freine la majorité des auteurs amateurs. Nous sommes tous capables de laisser libre cours à notre imaginaire débridé. Par contre, la mise en place correcte et efficace des ces idées dans un récit bien écrit constitue un véritable défi. C’est pourquoi il me paraissait nécessaire d’insister préalablement sur la question du format, des processus narratifs, du style, etc.

 

En guise de prérequis, je vous renvoie à l’article de wikipedia sous l’entrée « Intrigue« . Le sujet de l’histoire en elle-même questionne notre sens de l’intrigue et notre capacité à organiser nos nombreuses idées. Ce qui suit n’a trait qu’aux questions d’organisation.

Partons du principe que vous avez une idée générale de l’histoire que vous vous apprêtez à écrire. Votre problématique est celle-ci : dois-je dérouler la totalité de mon intrigue dans un plan détaillé ou garder ma spontanéité et me contenter de quelques jalons qui s’étofferont dans la pratique de l’écriture.

 

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Si vous posez cette question à une communautés d’apprentis auteurs, vous obtiendrez autant de réponses différentes que de membres appartenant à celle-ci. Certains ne planifient pas du tout, d’autres qu’à moitié, certains ne procèdent jamais de la même façon, d’autres semblent tétaniser à l’idée de se lancer sans filet. Vous l’aurez compris, le choix est personnel, et la « bonne » méthode ne s’oppose pas à la « mauvaise », comme ont tenté de nous le faire croire quelques auteurs célèbres, œuvrant pour quelque manœuvre éditoriale à but purement commercial.

Si vous êtes néanmoins dans le brouillard, voici une petite liste sans prétention d’affirmations plus ou moins vraies pour vous donner une idée de la méthode qui sera la vôtre :

 

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– Faire un plan évite les erreurs de cohérences dans le récit, permet aussi d’équilibrer les chapitres et parties.

– Une écriture spontanée, sans plan ni barrière, vous permet une plus grande liberté imaginaire.

– Une écriture planifié est l’antidote à la page blanche. Lorsque vous séchez vous pouvez écrire une partie  qui vous inspire plus, en aval de votre point d’arrêt, sans crainte que le récit soit bancal.

– Avec une écriture spontanée vous vous surprendrez vous-mêmes, et ne nous vous ennuierez jamais lors de la rédaction.

– Pourquoi faire un plan, puisque de tout façon vous ne le suivrez pas ?

– À faire des plans, des synopsis, des fiches de personnages, on passe plus de temps à se préparer à écrire, à fantasmer le récit qu’à écrire réellement.

– Écrire de manière spontanée peut aboutir à une histoire bancale, peu crédible et qui n’aura pas atteint sa pleine maturité.

– Les meilleures idées sont celles qui naissent au cours de la rédaction, lorsque vous êtes en plein de l’action, le plus « dedans », le plus impliqué dans l’histoire.

– Pour le débutant le plan est rassurant et constitue une aide pour bien organiser son récit.

– Le plan contre-carre Alzheimer.

– Pour l’auteur expérimenté, le plan n’est pas obligatoire.

– Faire un plan ? Oui, mais tout dépend de la longueur du récit. Il est nécessaire que pour les longs romans.

– Faire un plan permet parfois de dégager des intrigues secondaires.

– L’écriture spontanée est génératrices de surprises et de rebondissements.

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Voyez, chacun des deux camps se défend, et entre les deux, il y a toutes les graduations qui vous permettent de trouver votre juste mesure.

Avant que tout ne recommence en pré-commande

Dans un peu plus d’un mois paraîtra un roman que j’ai eu grand plaisir à corriger et à illustrer.

Il s’agit de Avant que tout ne recommence, un roman de science-fiction de  Michel Nittis qui ravira toux ceux qui rêvent d’évasion sidérale.

Planet opera dans sa première partie, space opera dans sa seconde, ce roman se prête mal à l’étiquetage habituel. C’est un conte qui parle d’étoiles, d’exploration tout en débutant sur la retraite du héros. C’est une histoire qui s’inscrit dans le futur et dans un empire terrien étendu sur des galaxies mais qui ne nous montre que quelques-unes des ramifications de son administration, de son évolution, lente, voire inexistante depuis des éons. C’est aussi la rencontre de personnages profonds et concrets dans leur vécu et leur émotion : le vieux baroudeur, la jeune scientifique, des robots qui rêvent d’humanité, un soldat qui rêve de liberté…

Et parce que les mots de Michel sont poétiques et éloquents, c’est aussi une ode à la vie, l’amour, la liberté, la découverte et la poésie des choses, des êtres, le mystère de l’inanimé, les forces gigantesques et insoupçonnées de l’espace.

En dire plus, risquerait de vous priver du plaisir de le découvrir… Dans la boutique de Sombres Rets, vous trouverez d’autres informations et les premières pages du roman sur un livre animé.

Une dernière chose : le roman est en pré-commande au prix de 14 euros (frais de port offert et marque-page en cadeau) jusqu’au 6 juin, date de sa parution, ensuite il y aura des frais de livraison en supplément, donc n’hésitez pas trop longtemps !