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Anthologie Tombé les voiles

couv_ANTHO_TOMBELESVOILES_327x210_FINALFruit d’un appel à textes, du travail de l’équipe éditoriale du Grimoire, des élèves illustrateurs de l’école Jean Trubert et des compositeurs, voici l’Anthologie Tombé les voiles.

Présentée, au salon Livre Paris à la fin mars, l’anthologie est déjà disponible à la commande dans la boutique des éditions du Grimoire. Ses lecteurs voteront pour leur nouvelle, leur illustration et leur musique préférée, les artistes lauréat seront récompensés en 2018 et un roman illustré, prolongement de la nouvelle plébiscitée paraîtra dans la collection Mille Saisons.

Ma nouvelle, Sous un voile d’ombre, est au sommaire :

  • Bison blanc de Philippe Aurèle Leroux, illustrée par Celia Moutailler, mise en musique par Baptiste Lefort
  • Pandore déconnectée de Yvan Barbedette, illustrée par Guilhem Baudry, mise en musique par Colin Cerveaux
  • Noir de Xavier-Marc Fleury, illustrée par Laura Perrault, mise en musique par Alexandre Dedola
  • Edmotype de Edward Noyce, illustrée par Léa Bouzaid, mise en musique par Sarah Adnasse
  • La Machine à café de Johann Vigneron, illustrée par Célia Moutailler, mise en musique par Malik Yahi
  • Indice de récupération de Danu Danquigny, illustrée par Lætitia Ferouelle, mise en musique par Donat Watine
  • Enchanteur des Vents de Fabien Rey, illustrée par Laura Smolarski, mise en musique par Grégoire Levillain
  • Macchabée blues de Francis Jr Brenet, illustrée par Barnabé Buhler, mise en musique par Thomas Tillard
  • Choc de Aaron Judas, illustrée par Marion Benlahoues, mise en musique par Delphine Frassinetti
  • Dame M. de Audrey Salles, illustrée par Thomas Chicault, mise en musique par Elissa Mleiel
  • La Déchirure Kostrowitzky de Gwenael Bulteau, illustrée par Marie Emmanuelle Laporte, mise en musique par Vincent Bucher
  • Évolution de Philippe Deniel, illustrée par Romain Bertuzzi, mise en musique par Corentin Brasart
  • L’Œil du dragon de Rozenn Duchesne, illustrée par Célia Moutailler, mise en musique par Benjamin Buzzi
  • Le Magasin de Aaron Gooris, illustrée par Ryan Haezebrouck, mise en musique par Alois Durupt
  • L’Esprit du péché de Barnett Chevin, illustrée par Juliette Delgado Lallier, mise en musique par Alexandre Bouadroune
  • Où se perdent les vents de Jana Remond, illustrée par Thomas, mise en musique par Sandra Menier
  • Vague Mélodie de Thierry Soulard, illustrée par Laura Smolarski, mise en musique par Sadi Wassel
  • Sous un voile d’ombre de Elie Darco, illustrée par Juliette Delgado Lallier, mise en musique par Quentin Malapel
  • Tartu et la tombée de l’Hiver de Nina Valin, illustrée par Clémence Dupont, mise en musique par Vincent Sergent
  • Nul Sauvetage/Futur fermée de Valentin Desloges, illustrée par Jérôme Savoyen, mise en musique par Gael Perrin
  • Un dernier point de vue de Frederic Gobillot, illustrée par William Zaphiro, mise en musique par Keiichi Sugiyama

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[ Ecrire un récit ] le format : nouvelle ou roman ?

Avec cette série de billets consacrés à l’art écrit, je parlerai essentiellement de l’écriture de fiction en prose.

L’idée m’est venue grâce à mes travaux de corrections ou à mes participations à des comités de lecture. Les méthodes que j’utilise pour écrire me sont inspirées autant par mes lectures que par mes corrections, car il est, comme de juste, plus facile de déceler la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui vous traverse le front. Mettre le doigt sur ce qui dysfonctionne dans le texte d’autrui me permet bien souvent de détecter à posteriori mes propres erreurs et insuffisances.

A mon sens, la première question que l’on doit se poser lorsque l’on envisage l’écriture d’un récit c’est d’en déterminer le format. J’entends par format, celui de la nouvelle, de la novella, du roman ou du cycle…

Voici quelques définitions rapides et non consensuelles :

  • nouvelle : depuis la micro jusqu’à la grosse nouvelle ( en général d’une centaine de signes à quelques dizaines de milliers de signes ), il s’agit d’un récit court, souvent à chute, qui présente un évènement limité par des contraintes de temps, de lieu géographique, de nombre de protagonistes.
  • novella : trop grosse pour passer pour une nouvelle, trop courte pour être taxée de roman, on raconte un évènement plus long à se nouer et à se dénouer ou avec plus de détails.
  • roman : récit long, l’intrigue principale peut se ramifier en intrigues secondaires, les contraintes de temps, de lieu, etc. sont moins strictes que dans la nouvelle.
  • cycle : roman en plusieurs tomes.

Beaucoup d’amateur se lance à l’aventure sans certitude quant à la forme que va acquérir leur texte.

—Roman, nouvelle ?

— Je ne sais pas, on verra bien, j’écris tant que cela coule…

Nier la nécessité de ce questionnement (comme celui qui a trait au plan, ce que j’évoquerai dans un autre article) équivaut à partir marcher avec des tongs et sans bouteille d’eau… Cela ira bien pour le premier kilomètre, mais après ?

Voici quelques idées, peut-être assez convenues, pour juger de la longueur de son récit et pour répondre à la question du format : 

  • L’histoire se déroule sur des années ou sur quelques heures, quelques mois.
  • L’histoire fait intervenir un seul personnage ou de nombreux protagonistes.
  • L’histoire est un huit-clos ou alors l’histoire s’étend sur une multitudes de mondes.
  • L’histoire s’appuie sur notre réel contemporain ou sur un monde de fiction ou un passé historique qu’il me faudra longuement décrire.
  • Mon plan est long, mon intrigue complexe, j’ai beaucoup d’idées, ou au contraire mon histoire tient en une ligne.
  • J’ai de nombreux messages à faire passer en toile de fond ou bien il s’agit juste d’une histoire simple, d’un trait d’esprit.
  • La chute tient en une ligne ou bien alors je vais devoir longuement « régler » le compte du ou des protagonistes pour retourner à la situation d’équilibre finale.

L’interprétation des rêves

Nouvelle publié dans le Rêveur solitaire.

Court texte à chute humoristique ou absurde.

Voici les premières lignes :

— C’était le plus beau des rêves ! Elle s’avançait vers moi, dans un déploiement de grâce et de lumière, sa silhouette d’oiseau discernable sous une cascade de soie multicolore. Elle avait la rousseur flamboyante et changeante des feuillages automnaux, des traits dont je n’aurais jamais cru possible la perfection et la suavité. Une bouche comme enflée de désir, des yeux si clairs que je les croyais immenses sur sa peau d’albâtre. Elle était magnifique, elle était à moi ! Et le plus beau, c’est qu’elle me souriait… Elle tendait sa main dans ma direction, ralentissant le pas puis son doigt se pointait soudain et je ne voyais plus que lui…. “