Archives du mot-clé polar

Sous un voile d’ombre

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TOMBELESVOILES_HDNouvelle de l’anthologie “Tombé les voiles”, aux éditions Le Grimoire et concourant au prix Mille Saisons 2018.

Ambiance planet-opera pour ce texte de 40 000 signes espaces comprises où un chasseur de prime un peu spécial se retrouve en danger de mort…

Ce récit est l’entame du roman inachevé Le chasseur d’ombre.

Les premières lignes :

« Ce qui hante les décombres de la tour soléale n’a rien de charmant ou de sain. Les structures de la tour, ses parois qui s’effritent au ralenti, singent la carcasse putrescente d’une énorme bestiole que la planète ne pourra jamais digérer. J’ai rendez-vous dans un hall situé sur son flanc gauche. Le coin a si mauvaise réputation qu’avant même d’en approcher, pendu à mon crochet propulseur, je suis tout entier aux aguets. Lorsqu’on est chasseur, c’est pas plus réfléchi ou compliqué que de respirer. Une goulée après l’autre. Une proie après l’autre. Ce que je traque d’ordinaire, ce sont les ombres. Mais aujourd’hui, j’innove ! Je vais donner dans la contrebande. Je prends aussi le risque d’œuvrer ailleurs que sur mon territoire. La faute à une blessure récente et à une putain de dette dont les intérêts sont devenus galopants… »

Rouge ibiscus

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rouge-ibiscus

 .

Parution des Runes de Feu de Cyril Carau

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runes-de-feu-couvertureAvec ce thriller fantastique, Cyril Carau vous mène à travers les rues du New York de 1938, sur les traces sanglantes d’un tueur en série insaisissable.

Les agents du FBI, les flics locaux, les journalistes, les équipes scientifiques et toute la population tremblent sous la menace de l’Inquisiteur, tandis que les cieux eux-mêmes couvent un ouragan. Mais la tempête qui se prépare ne parviendra pas à éteindre les passions, ni celles du tueur, ni celles des héros ou du lecteur appelé à chaque chapitre à tourner la page.

Ce roman vient de paraître aux éditions du Riez

En danger de mort

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Peinture digitale d’inspiration policière

La forêt de marbre, Théo Durrant

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theo durrant, la forêt de marbreAu cœur d’une petite ville américaine d’après guerre, la fillette d’un médecin est enlevée. Sans personne autre que sa secrétaire pour l’aider, celui-ci va tenter dans la retrouver. Elle est là, tout près mais n’a que quelques heures à vivre… Ce roman est en fait l’œuvre d’une dizaine de membres d’une association qui a pris un pseudonyme commun pour l’occasion. Chacun a écrit un chapitre.

Aux très regrettées Néo, Nouvelles éditions Oswald, paru aussi en poche, non réédité à ce jour.

Mon avis :
J’ai plongé dans ce polar nerveux sans avoir su que je rencontrerai au fil des pages la plume de plusieurs auteurs, et je ne l’ai pas deviné car chacune se font dans l’autre, chacune s’est mise au service de l’histoire ; le roman n’est ni égal, ni morcelé, ni différemment stylé d’un chapitre à l’autre. Voilà la preuve que ce genre d’exercice, récurrent dans les ateliers d’écrire, peut produire de très belle œuvre concrète et cohérente.
Mais intéressons-nous plutôt à l’histoire… Mêlant savamment vieilles histoires de famille, préjugés de la société, traumatisme de la grande guerre, héroïsme ordinaire et amour filial passionné, ce roman est du genre qu’on prend en main et qu’on ne quitte plus jusqu’à la dernière page. Bien sûr, il joue de notre corde sensible, la petite victime est innocente et le compte à rebours toujours présent à l’esprit, mais les auteurs ont su donner du relief à tous les personnages, de l’humanité, des vices et des beautés très humaines qui donnent de l’ampleur et du mystère à leurs actes et leurs réactions. Même le héros est égratigné et sa quête désespérée jamais plus réelle et angoissante que lorsqu’on devine qu’elle est le fruit d’une vengeance causée par des circonstances dont il n’est pas entièrement innocent.
Mais la chute n’en reste pas moins réussi et de nombreuses révélations finales permettent de maintenir le suspens et l’intérêt jusqu’au bout.
Le personnage le plus intéressant restera pour moins l’impassible secrétaire, loin du stéréotype de la midinette amoureuse de son patron, qui le suit et l’épaule dans sa quête pour la simple raison que c’est ce qu’il faut faire…

Un verre de cognac

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Illustration pour Le Chant du Cygne, roman de Cyril Carau, publié aux éditions de la frémillerie.