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Les Profonds

  • Roman indépendant
  • Horrifique
  • Dès 15 ans
  • 340 000 signes espaces comprises
  • 320 pages – broché 19 x 14 cm
  • Actes Sud Jeunesse, collection Nocturne dirigée par Vincent Mondiot
  • Parution le 18 juin 2025
  • Illustration de couverture : Anne-Laure Exbrayat
  • 15,90 € livre papier broché 
  • Disponible : en ligne et chez votre libraire.

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Texte de quatrième de couverture :

« Des pendues dans le puits de treuillage, se balançant tout près d’elle. La femme brune en robe blanche et des copies d’elle-même. Une cohorte de filles mortes qui pendouillaient comme des breloques. »

Pour Adi et ses amis, il s’agissait d’une formalité : passer au barrage hydraulique de Solvine pour compléter un exposé scolaire, puis se rendre à cette fête qui s’annonçait autrement plus intéressante… Mais une tempête les contraint à s’enfermer dans l’immense édifice de béton en compagnie de Merryn, un jeune employé inquiétant qui travaille là. Et rapidement, en même temps que l’orage se déchaîne, d’étranges phénomènes se produisent… Des phénomènes qui laissent penser que le passé reprend vie… Et qu’il a des secrets à révéler.

Elie Darco fusionne ici le récit d’épouvante et le film catastrophe, pour un roman dans lequel le danger peut venir de partout.

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Les premières pages :

 

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Les avis critiques :

Cathy sur Les mille et une page : J’ai eu la sensation de voir et de vivre chaque événement surnaturel. Le barrage lui-même, tout comme la tempête, devient un personnage à part entière : oppressant, inquiétant, glaçant. On ne sait plus distinguer le vrai de l’illusion […]

Dup sur Bookenstock : Le récit se déroule à toute allure, tout s’emboîte à la perfection tandis que le stress présent et pesant augmente sans cesse. Ce livre une fois commencé est impossible à reposer […]

Lina et des collégiens (4e) de Peyrolles-en-Provence pour le Collèg’Actu n°3 : On vous conseille de lire Les Profonds d’Élie Darco, surtout si vous aimez quand il y a du suspense et une ambiance qui fait peur. L’autrice décrit super bien la peur, c’est un livre qui fait réfléchir parce qu’on se demande souvent si ce qui arrive aux personnages est réel ou s’ils sont juste en train d’halluciner […]

Lunali sur Babelio :   L’histoire est bien ficelée et j’ai apprécié la découvrir au travers de phénomènes et d’apparitions aussi effrayantes que brutales ! […]

Gh2L sur Babelio : Peu de personnages (4 lycéens et 3 employés), un lieu peu commun (un barrage) et des « revenants » pour une histoire palpitante, effrayante sur fond de devoir de mémoire […]

Enlivre_moi sur Instagram : Déjà je trouve le lieu du huis-clos – un barrage – vraiment propice à un roman d’horreur. Savoir les personnages dans des couloirs sombres souvent sous-terre, entourés par des milliers de litres d’eau est déjà suffisamment angoissant. Mais rajoutez des forces surnaturelles aux intentions mystérieuses, des employés étranges et une énorme tempête et vous avez un bon terrain horrifique […]

Caroline David sur Instagram : Ce roman d’épouvante young adult explore les thèmes des esprits en colère, des abus sur les femmes et de l’exploitation de la nature à tout prix avec brio et, même si on comprend cette colère, on tremble pour les personnages […]

Olientreleslignes sur Instagram : J’ai été happé dès les premières pages. L’écriture est viscérale, presque charnelle, et les personnages, profondément humains malgré leurs zones d’ombre, m’ont laissé une empreinte durable […]

MaggyM sur Babelio : Non seulement nous avons le décor et l’intrigue en soi, mais même la construction du récit participe à faire monter l’angoisse ; les extraits de journaux, chroniques ou rapports posés là en fin de chapitre augmentant encore la tension […]

Caro magik books : Huis clos, nature qui se déchaîne, personnages ambigus, apparitions, mystères, extraits de journaux et d’archives, il y a tout ce que j’aime dans ce récit […]

Ebylit sur Babelio : Un roman assez épatant, qui sait tenir en haleine et qui ravira les amateurs de film d’horreur, de livres qui font peur et aussi, curieusement ceux qui se passionnent pour l’écologie et la vengeance naturelle […]

Circea sur Booknode : Chaque adolescent est confronté à une entité qui l’oblige à revivre un passé trouble et à faire face à une mort violente. Ce procédé, bien amené et original, donne au récit une dimension presque cauchemardesque, sans jamais perdre le fil narratif […]

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Lancement de la collection Nocturne

Mercredi prochain, je vous donne rendez-vous à 18h à la librairie Dimension Fantastique, dans le 11e arr. de Paris pour la soirée de lancement de Nocturne, la collection horrifique jeunes adultes des éditions Actes Sud Jeunesse.  Vincent Mondiot vous présentera cette nouvelle collection et ses deux premiers titres.

En compagnie d’Antoine Pietri, auteur de Ce soir, c’est carnage, je dédicacerai les primes exemplaires de mon roman Les Profonds, lequel paraîtra officiellement le 18 juin prochain. super

 

Extrait de Ténèbres blanches

La rédaction et les corrections de Ténèbres blanches prennent fin, ce mois-ci, et cela tombe bien, car le printemps aidant, j’ai très envie de me pencher sur un nouveau projet plus léger et à destination de plus jeunes lecteurs. Ce roman-ci, à destination des adolescents et se déroulant en Antarctique, a demandé un petit surplus de concentration et de rigueur concernant les recherches bibliographiques et la cohérence scientifique. Il m’a surtout permis de voyager plus loin que prévu et de jongler  avec les peurs des personnages… Actuellement, à Vostok ou à Concordia, il fait – 68 °C, ces stations scientifiques du continent blanc s’avancent vers la nuit permanente. Sous nos latitudes confortables, je vous propose de découvrir cet extrait de Ténèbres blanches et vous souhaite la bienvenue à Fortuna :

       — Monsieur le Secrétaire ? La couverture nuageuse va en diminuant, nous approchons du 70e parallèle, prévient le copilote par la sonorisation des casques.

       Il y a deux heures, lorsqu’ils ont décollé du porte-avion Kœnig, croisant dans la mer Dumont-d’Urville qui borde Terre-Adélie, les flots gris répondaient au ciel dans la même tonalité. Au survol des terres, le brouillard et les nuages se sont densifiés, limitant la visibilité directe, mais sur le Pétrel 2, cet appareil ultramoderne, outre les projecteurs surpuissants, les pilotes ont bien d’autres outils pour acquérir des données sur l’environnement. Ils sont acheminés en toute sécurité.

        Cris colle son front à la vitre pour sonder les nuées. Lorsqu’elles se déchirent enfin, il n’y a rien à voir que de gigantesques étendues blanches. Les sommets de la chaîne Transantarctique ne sont pas observables, mais cette apparente platitude de l’inlandsis est un leurre. Dessous la banquise, des reliefs fantastiques demeurent cachés : des monts, des vallées, des lacs, des volcans et même les restes de forêts fossilisées… Et quand ils auront touché à leur but, ils évolueront sur des champs de glace à 2500 mètres de hauteur.

     Quelques minutes plus tard, Cristobal perçoit la perte d’altitude par une gêne dans l’oreille. L’hélicoptère ultramoderne vient d’entamer la descente. Remué par une nausée, l’adolescent se demande ce qu’il fait là. Changer d’air, oui, mais pour un air polaire ? Un sentiment d’irréalité le visite tandis que leur objectif se devine dans la glace : la base Fortuna. Site exceptionnel par sa localisation, mais aussi par sa double et nouvelle vocation : la recherche scientifique et l’exploitation minière. On pourrait rajouter : par son architecture… songe Cris en détaillant les installations futuristes qui grossissent sous ses yeux.

      Le dôme central, avec sa coupole géodésique d’acier bleuté, et ses « unités », organisées tout autour : deux longs hangars, rasant la calotte glaciaire, couverts par des panneaux photovoltaïques héliotropes et quatre heptagones irréguliers. Ce quatuor de bâtiments compte trois niveaux, leur toit est facetté, coupé par la verrière d’un puits de lumière, qui laisse entrer le jour ou la radiance des étoiles du cycle polaire. Les unités de vie sont montées sur d’énormes vérins hydrauliques pour les isoler et anticiper l’élévation des glaces.

     S’y ajoutent des galeries suspendues et d’autres enterrées. Pour résister à la pression titanesque de la glace, ce sont de véritables sarcophages de béton, on devine leur tracé même en hauteur. Ces conduits relient toutes les constructions, sauf la structure arrondie du télescope qui joue l’électron libre en périphérie. À l’opposé de celui-ci, trois éoliennes de belle taille fournissent une autre portion d’énergie propre à la base scientifique. Oui, ça ressemble à une molécule chimique à moitié enfoncée dans une gelée blanche.

      Tout disparaît quand les retors de l’appareil mettent en suspension des écailles de glace dures comme de la pierre…