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A propos Elie Darco

auteure, illustratrice, graphique, webmestre et correctrice

Hors-Série n°2 d’OutreMonde, spécial “Trinité Sombre”

Chers internautes,

Voici que vient de paraître le deuxième opus de notre web-anthologie, les Hors Série d’OutreMonde ! 😛
Cette fois, c’est 12 nouvelles très différentes que vous allez découvrir au fil de ces pages, 12 nouvelles illustrées avec talent qui rendent hommage à ces trois grands auteurs de l’ Imaginaire que sont Howard Phillips Lovecraft, Robert Ervin Howard et Clark Ashton Smith.
😈
Priez la sainte Trinité de vous laisser respirer entre chacune de ces douze plongées littéraires infernales et étonnantes… :cache: voici le sommaire :

– La préface de Cyril Carau
La tour blanche, texte de Eric Gilard, illustration de Tiger-222
Des profondeurs, texte de Gregory Covin, illustration de Cyril Carau
Le croyant, texte de Willem Lukusa, illustration de Mathieu Coudray
Celui qui nourrissait la terre, texte de Jean-Michel Foucher, illustration de Bernie
L’aube évanescente, texte de Florian « Vorador » Boudinot, illustration de Annick D.C.
Ia ïa fthang Eich Pi-El, texte de Fred Guichen, illustration de Nicolas Delhelle
Le grimoire du destin, texte de Vincent Glamasher, illustration de Claude
L’Abomination venue des étoiles, texte de Yves Crouzet, illustration de Alda
Amazon, texte de Elie Darco, illustration de Harold Fay – Quelques mots sur son illustration…
Le périple de Dominic Ramirez, texte de Benjamin K. Framery, illustration de Denzel
Sac d’os, texte de Aurélie Wellenstein, illustration de Alain Mathiot
La chaise, texte de Alain Ex-ignotis, illustration de Grem

La couverture est signée Fabien Fernandez

Cliquez sur l’image pour vous rendre en zone de téléchargement :peur:

Vos commentaires et avis seront les très bienvenus dans ce TOPIC

Merci beaucoup à Harold Fay pour avoir illustré ma nouvelle mimi

Amazon

Nouvelle publiée dans le Hors Série n°2 d’OutreMonde, La trinité sombre : Howard, Smith, Lovecraft, à télécharger gratuitement.

Il s’agit d’un texte hyperboréen de 22 000 signes espaces comprises où l’on suit un jeune magicien en voyage d’étude à travers la jungle d’Amazon. Ce texte a été illustré par Harold Fay.

En voici les premières lignes :

” Sous la canopée verdoyante, des oiseaux aux effusantes ritournelles rivalisent de couleurs avec les chamarres violacés ou neigeux des orchidées. Sur les troncs dégoulinant d’une humidité vivifiante, s’encastrent les limbes insolents des broméliacées, s’enroulent des lianes aux fleurettes fragiles, le corps musculeux et ambrés de quelques reptiles et la multitude mouvante des colonies de fourmis en pleine exploration. C’est la vie exubérante, la palette de la nature offrant toute complétude et toute poésie à l’écheveau de ses créations, un spectacle accaparant et magnifique pour les sens de l’observateur. Celui-là se trouve pourtant assis sur une souche pourrissante, fermé à l’opulente flore de la jungle, aveugle à l’incroyable diversité de sa faune et des dangers qu’elle représente, il étudie une carte… “

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[Chronique de lecture] Les Chroniques des Féals, Mathieu Gaborit

J’ai lu cet ouvrage en version poche « J’ai lu » soit 3 volumes intitulés dans l’ordre : Cœur de Phénix, Le Fiel et Le Roi des Cendres.

La lecture de deux autres ouvrages, Les Chroniques des Crépusculaires et Abyme m’avait laissé de très bons souvenirs, alors c’est avec entrain que j’ai commencé la lecture de cette nouvelle histoire. Mais au final, je m’en suis trouvée déçue.

S’il n’y a rien à dire sur le style : fluide et plaisant, si un imaginaire débordant et original se trouve à la source de toutes les idées de cet auteur, on ne peut que se trouver étonnée de la structuration même de celles-ci au sein d’un récit qui semble précipité, avec des bonnes idées sans suite, d’autres mal exploitées…

Gaborit place l’action dans un monde d’hommes en étroites relations, tant sociales, religieusesn que politiques avec des créatures magiques, les Féals, à l’apparence et au pouvoir étonnant : licorne, griffon… Ceux-là ont été à l’origine de la constitution du M’Onde par leurs batailles qui n’ont cessés que lorsque « leur part sombre » a été séquestrée à l’extérieur d’eux-mêmes. Mais dans l’ombre du M’Onde, existe la Charogne, le royaume des morts dont les ressortissants ne souhaitent qu’une chose : rejoindre le M’Onde et le conquérir. On suit les aventures d’un jeune garçon (du moins dans les deux premiers tomes) qui oeuvrera contre cette menace.

Rien de bien original donc, concernant ce personnage central durant le premier tome qui ressemble à tant d’autres courses poursuites à travers diverses contrées et en compagnie de différents personnages secondaires.

Mais déjà, on se trouve parfois étonné ou désarçonné par la rapidité de certains évènements, à la limite de la vraisemblance, le côté caricatural de certains personnages.

Dans le second tome cela empire, des personnages très accessoires à qui on accorde beaucoup de pages mais qui disparaissent complètement sans qu’on est eu vent de la finalité de leurs desseins pourtant développés par l’auteur, des relations entre personnage qui se nouent très rapidement, qui se révèlent au grand jour, sans presque de signes avant-coureur. Et des passages entiers qui n’apportent rien à l’intrigue principale sinon un éclairage (utile ?) sur l’univers.

Le tome 3 voit culminer tout ces problèmes mais j’y ajoute que l’auteur change à ce moment-là complètement de mode de narration : on a plus un personnage central mais diverses nouveaux personnages dont l’histoire s’alterne dans deux chapitres consécutifs. Notre héro lui « disparaît plus ou moins », nous laissant en compagnie d’un nouveau personnage clé assez anti-charismatique. Et pour finir le récit compte nombre d’incohérences, des liens forcés entre certains évènements, des raccourcis, des choses non élucidées, pour finir sur une chute ni surprenante ni assez bien développée pour qu’elle soit marquante ou simplement… « une chute »

Les quelques ajouts épistolaires de l’auteur à la fin de son ouvrage, me font l’effet d’un rajout forcé : des idées non exploitées qu’il souhaitait absolument mettre sur papier ?

En conclusion, je suis dans l’expectative, tant de belles idées, de matériaux et une exploitation si étrange, si rapide et inégale m’amènent à me poser des questions sur les motivations de l’auteur et sur une possible pression éditoriale (pour finir le bouquin à l’heure ? pour le boucler en un certains nombres de pages ?)