Archives par mot-clé : guerriere

Valkyrie

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valkyrie

 .Aquarelle sur papier 225gr – 29,7 x 21 cm.

Morrigu

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morrigu

Aquarelle sur papier 225gr – 29,7 x 21 cm. .

Coeur d’Ombre de Romain Roland

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1couv_coeur-d-ombre_pfCœur d’Ombre

Chronique de Lune Terra

Le projet sur My Major Compagny et la page facebook

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 .L’auteur de ce roman s’est courageusement lancé dans l’autopublication pour voir son rêve d’édition se réaliser. Il m’a confié la réalisation de la couverture et la correction. Il a assuré le développement de son projet et la promotion de celui-ci en utilisant les réseaux sociaux et plateforme d’auteurs amateurs. Aujourd’hui, l’ouvrage est disponible en papier et en ebook sur Amazon. Je vous en livre ici une courte critique, sans trop de compromission, je pense, quand bien même, il est difficile de ne pas s’attacher à une histoire pour laquelle on s’est investie durant plusieurs semaines.

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Je m’appelle Elune Lyel, j’avais une vie paisible et joyeuse dans ma ville portuaire de Windhowl jusqu’au jour de mon 17e anniversaire où tout a basculé. Le destin avait des projets pour moi qui allaient au-delà de l’imagination. Mes pérégrinations sur Outremerre allaient être perturbées par l’Ombre, une entité sanguinaire qui m’utilisait comme hôte. J’allais devoir me battre contre moi-même afin de faire échouer la Prophétie des Ombres soutenue par les Six Soupirs. Le destin et les Dieux ne m’avaient pas laissée seule dans cette quête, j’allais être épaulée par la Sybile et une farouche guerrière.

 

 

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Cœur d’Ombre est un récit agréable à lire et cela tient en premier lieu, aux personnages, attachants, à l’univers de l’auteur plutôt riche et au style, plaisant. Passés les premiers chapitres où certaines phrases manquent de délié, on perçoit une certaine maîtrise stylistique, avec des descriptions imagées, des passages emphatiques, mais qui restent efficaces. Les dialogues sont vivants et construits correctement.
Concernant le point de vue narratif, le fait qu’à chaque nouveau chapitre, l’un des personnages se fasse narrateur principal, dise « je » et nous fasse vivre l’action selon son point de vue, constitue un parti pris original. Cela aide aussi le lecteur à s’immerger dans l’action, à ressentir une certaine empathie. Le fait que la narration ne soit pas totalement linéaire du point de vue de la chronologie, que des chapitres se recoupent, crée une dynamique intéressante, force le lecteur à s’interroger sur certains aspects jusqu’à trouver des réponses en suivant un autre narrateur suivant. La limite de ce procédé se situe sans doute au niveau des personnages eux-mêmes, qui sont toutes des jeunes femmes et ont presque la même façon de s’exprimer.
L’histoire, en elle-même, reste assez classique, elle ne bénéficie pas de très gros suspenses, de très nombreux rebondissements, mais les ressorts habituels de la fantasy, s’ils sont présents, se laissent pourtant oublier parce qu’il y a, en parallèle des concepts personnels intéressants, riches et cohérents entre eux. Des bonnes idées qui restent en mémoire après coup. C’est un récit où l’on voyage, et qui ne s’embarrasse pas de temps mort ou de longueurs.
Le féminisme qui transparait du texte, l’histoire personnelle de Elune, le classicisme relatif de l’histoire, trouveront, selon moi, leur public plutôt chez les lectrices et les jeunes adultes que chez les vieux nostalgiques de l’âge d’or de l’imaginaire et le cycle de Gor. Pour conclure, je dirai qu’il s’agit d’un roman de fantasy tout à fait « honnête », avec une histoire assez inventive pour plaire aux amateurs du genre.

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Il est à noter que Romain Roland prépare actuellement une nouvelle chronique de Lune Terra, il ne s’agit pas d’une suite directe à Cœur d’Ombre, mais d’une nouvelle histoire dans le même univers.

Amazon

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Nouvelle publiée dans le Hors Série n°2 d’OutreMonde, La trinité sombre : Howard, Smith, Lovecraft, à télécharger gratuitement.

Il s’agit d’un texte hyperboréen de 22 000 signes espaces comprises où l’on suit un jeune magicien en voyage d’étude à travers la jungle d’Amazon. Ce texte a été illustré par Harold Fay.

En voici les premières lignes :

” Sous la canopée verdoyante, des oiseaux aux effusantes ritournelles rivalisent de couleurs avec les chamarres violacés ou neigeux des orchidées. Sur les troncs dégoulinant d’une humidité vivifiante, s’encastrent les limbes insolents des broméliacées, s’enroulent des lianes aux fleurettes fragiles, le corps musculeux et ambrés de quelques reptiles et la multitude mouvante des colonies de fourmis en pleine exploration. C’est la vie exubérante, la palette de la nature offrant toute complétude et toute poésie à l’écheveau de ses créations, un spectacle accaparant et magnifique pour les sens de l’observateur. Celui-là se trouve pourtant assis sur une souche pourrissante, fermé à l’opulente flore de la jungle, aveugle à l’incroyable diversité de sa faune et des dangers qu’elle représente, il étudie une carte… “

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L’innomée

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Nouvelle publiée dans l’anthologie Robert E. Howard III – Les enfants de Conan, dirigée par Emmanuel Collot, aux éditions Eons.

Il s’agit d’un texte de 54 000 signes espaces comprises environ qui s’apparente à de l’héroïc-fantasy tout en s’appuyant sur nombre de mythes et de traditions slaves.

En voici les premières lignes :

 » Il faudrait croire à ces songes que nous porte parfois le vent ; le grand voyageur se charge d’effluves lointains, d’éclats de sons surgis d’outre temps, de tout ce qui s’est cru corps et immortel et finit en poussières, à peine une trace à confondre au néant. Mais à l’horizon glacé des instants endormis où l’esprit s’achemine en niant la matière qui l’emprisonne, il est parfois permis d’élider ses attaches, préjugés et savoirs pour surprendre l’impossible que les Dieux ont chassé de leur mémoire. Il est un nom, une vie, un jour, peut-être moins, qui exista même s’il n’en reste rien ; nulle souvenance ne persiste dans ce monde-ci, nul remugle n’en cloisonne les alvéoles des portes de la mort, et au-delà, les Dieux ont maquillé son passage. Pourtant, elle a vécu et si son nom m’est inconnu, il se révèle parfois dans l’écho fugitif des mots « honneur » et « liberté »… l’Innomée.  »