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[Parution] La vindicte du Corbeau de Philippe Deniel

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vindicte du corbeau philippe deniel - [Parution] La vindicte du Corbeau de  Philippe DenielVient de paraître : le premier roman de Philippe Deniel, dont on peut lire de très nombreuses nouvelles dans les revues Pénombres, Indé panda, Éclats de rêves, Univers d’OutreMonde, AOC, et aux éditions Voyel, Grimoire, Sombres Rets, Parchemins et Traverses, Rivière Blanche, Arkuiris, Présences d’Esprits…

Dans ce premier roman porté à l’édition par Pulp Factory, Philippe Deniel nous entraîne au travers d’un miroir déformant vers l’année 1815. Dans cet univers uchronique, la France est restée monarchie absolue, la plus puissante de l’Ancien Monde, Louis XVI ayant fait un pacte magique avec des alliées extra-terrestres : les Dryades. Mais le pays est menacé… Un secret ? Une machination ? Des forces magiques aux mains des renégats du Nouveau Monde ? Un Mousquetaire et une Dryade tentent de mettre à jour la vérité…

Amateurs d’intrigues historiques et fantastiques, de récits d’aventure, d’espionnage et de cape et d’épée,  ce roman saura vous plaire. Pour le commander, c’est ici :  catalogue Pulp Factory.

Mes lectures SF d’août 2009 : La vérité avant dernière de Philip K. Dick

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Je n’ai jamais encore été déçue par un Dick, mais selon Cyril (qui les as tous lus, ou presque) je finirai par tomber sur un qui me plaira moins, peut-être l’un de ceux de sa période « sous influence » très noire et barrée. En attendant, la vérité avant-dernière restera longtemps dans mon top personnel des meilleurs romans SF. Voici quelques-unes de mes impressions ( il y aurait tant à dire ! ) :

La verite avant derniere.1 - Mes lectures SF d’août 2009 : La vérité avant dernière de Philip K. Dick

D’abord ce qui m’épate chez ce monsieur c’est son efficacité première à nous présenter la situation, l’univers, en un minimum de pages et de temps. Sans lourdeur, ni déballage, vous voilà plongé malgré vous dans l’histoire, sans qu’un seul concept ou bizarrerie inhérente au background ne soit vraiment difficile à avaler.  Ensuite, ce que je vais dire va ressembler à un cliché mais ses personnages sont vraiment convaincants et même les plus neutres ou les plus ambigus finissent par nous séduire et avoir notre sympathie sinon notre intérêt. Dick transforme monsieur tout le monde en héros sans le départir de son humanité et de ce qui fait que la personnification opérera tout de même pour le lecteur.

Ensuite, au risque de dévoiler certains pans de l’histoire, je dirai que ce roman quoique teinté de la paranoïa habituelle de l’auteur s’articule néanmoins sur un axe profondément positif : la quête de la vérité. Car l’histoire (le texte) et l’Histoire concernant cette autre Terre prend appui sur un mensonge véritablement énorme qui permet à un minorité de jouir d’un confort divin tandis que la masse trime inconsciente d’avoir la place du dindon, de la farce et du four pour faire cuir le tout.  Ca vous rappelle quelque chose ? Moi, oui, ça doit être pour ça que la paranoïa de Dick ne me gène pas….

Il y a quelque chose d’humaniste aussi, comme chez certains personnages qui vont finalement renier leur position pour faire éclater la vérité et c’est là que Dick s’en tire parfaitement car ces mêmes personnages sont pleins de contradictions et sont victimes tout autant de leur lâcheté que de leur élan chevaleresque. C’est comme dans la vie, même les bonnes actions se payent et les places sont chères au Panthéon.

Je passe sur toutes les trouvailles SF concernant les avancées techniques futuristes, les clins d’oeil historiques ou cinématographiques, c’est toujours de bons goûts, bien documentés et bien trouvés, pour finir sur les nombreux « messages » de ce récit. Tant politiques, écologiques que sociaux, notamment dans le fait que les puissants sont avant tout des requins de la finance, du commerce et des génies de la manipulation des masses grâce aux médias. C’est vraiment un roman d’actualité !