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A propos Elie Darco

auteure, illustratrice, graphique, webmestre et correctrice

Le spleen de l’écrivain



J’ai le spleen de l’écrivain…

Le spleen de l’écrivain c’est un peu la même sensation  que la déprime post-exam, le coup de mou qui suit un grand évènement, la période de calme après tempête où l’on se sent comme désoeuvrée, encore trop pétrie de discipline, de tensions pour être vraiment capable de relâcher la pression.

Je viens de terminer ma relecture et cette routine qui était la mienne de plonger dans cette histoire à chaque moment libre me provoque, maintenant qu’elle n’est plus suivie, des bouffées de nostalgies contextuelles. Qu’est-ce que j’aurais pu écrire d’autre ? Qu’auraient dû dire ou faire mes personnages ? Ce n’est pas tant que je doute de mon procédé et de ma trame, non ! C’est purement affectif. Comme lorsque l’on se refait le film d’une journée particulièrement intense, d’un évènement heureux qu’on voudrait avoir à revivre à l’infini.

Mais c’est douloureux, comme émotion. Un arrachement. Le point final à la création qui rime avec le mot « séparation ». Si je ne craignais pas le ridicule, j’irais jusqu’à comparer ça au syndrome post-partum sauf qu’en ce qui concerne les hormones, je suis pas bien sûre de savoir identifier celles qui interviennent dans le processus d’écriture !  lol C’te blague !

Alors donc, c’est psychologique. Et c’est irrationnel, je le conçois, comme toute petite déprime qui ne prend raçine que sur presque rien. Freud dirait que mon « moi » donne à l’achèvement de ce roman une teinte positive, ça l’est, c’est certain. Tandis que mon « surmoi » refoule un certains nombres d’élèments qui donneraient à penser que dans ce roman, il y a une partie de moi que j’ai peur de perdre ou de révéler, que je n’assume pas. Quant au « ça », j’imagine bien que le plaisir d’écrire puisse se relier à une pulsion masturbatoire, on se regarde le nombril, nous autres auteurs. peur Faites pas semblant que non. Désaccord entre les trois compartiments = désordre…

On tourne en rond, on arrête pas d’y penser, on a envie de rien sinon que de remettre la tête dedans car c’est ce qu’on faisait les jours d’avant. Et ensuite ? Comment en sort-on ? On remonte en selle, à la découverte de nouveaux rivages et de nouveaux visages à esquisser la plume à la main ? Peut-être bien.

Demain, je reprends l’écriture d’Æsir.

Bye Bye lovers

C’est pas peu fière que je passe écrire ce petit billet entre deux maquettes.

Ce midi, j’ai mis le point final à mon roman d’amour (voir message précédent). Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions, faire un bilan, j’ai pas vraiment de recul sur l’histoire, le style, vous pensez bien ! mais je peux faire deux trois constats :

  • 480 000 signes espaces compris (j’avais prévu 250 000, c’est dire combien je suis forte en pronostics !)
  • 32 jours d’écriture intensive (et love song en boucle…)
  • en moyenne : 2H, 2H30 par jour (un chouya plus les week-end et les nuits où j’ai eu mal aux dents)
  • La « blanche », c’est beaucoup plus rapide ( facile ?) à écrire que ne le sont les épopées Fantasy ou les multivers de Science-fiction.
  • :warrior: La protocelte en moi a même réussi à s’attacher à ces personnages. Cela présage d’une phase de Novel Blues.

Je passe maintenant en mode correction. Et ensuite, mon bêta-lecteur qui grogne déjà de la longueur du bébé pourra se faire les dents dessus.