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Le couvre-carnet de Pascaline

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IMG_3018Quel auteur n’aime pas composer ses histoires dans un carnet spécialement choisi pour ça ?

Beh moi, par exemple, parce que j’écris directement sur l’ordinateur… mais je connais des amoureux du support papier et du bon vieux stylo qui ont besoin de cette étape. Par exemple, ma copine Pascaline, dont c’est justement l’anniversaire… Ce qui est dommage c’est que la recherche du mot juste entraîne coquilles et raturages et qu’une fois plein, le cahier est remisé au fond d’un placard… en attendant qu’un exégète le déniche. D’où l’idée, d’un protège-cahier, un joli couvre-chef dont l’auteur peut coiffer son carnet pour garder au chaud ses idées…

J’achète donc un carnet A5 et vous présente le reste en images… (survoler les vignettes pour avoir l’explication)

 

Eternité, une peinture à l’acrylique

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Pour une adepte du numérique comme moi, les media classiques ça fait peur, ça touche à un autre monde… Mais après avoir travaillé à l’encre et à la mine de plomb, j’avais envie d’essayer la peinture, la vraie, celle qu’on appelle parfois »croûte » et qui finit par cacher la misère derrière le réservoir des toilettes. ouf

Sur une toile, faut pas « se louper », alors que sur l’ordi on peut toujours  jouer avec l’historique de son logiciel et remonter le temps pour effacer la dernière touche, celle qui a tout fait rater.

Autre difficulté : la lumière. Pas celle du tableau mais celle de la pièce dans laquelle vous travaillez et qui doit être optimale, comparable d’une fois sur l’autre, pour « voir » littéralement ce qui doit être retravaillé.

Autre aléa inhérent à l’environnement extérieur : la cohabitation avec des félins plus poilus que vos pinceaux mais beaucoup moins utiles à votre tableau, le temps de travail et le temps de séchage (bien moindre quand on bosse à l’acrylique plutôt qu’à l’huile), éviter de travailler le jour d’une coupure d’eau surtout si vos gestes sont pleins de fougue et que vous faites littéralement « corps avec votre art »…etc. xd

Et enfin, différence très importante : on peut plus difficilement improviser avec la « vraie peinture ». Il faut très tôt définir les angles, les reflets, les lumières, les contre-couleurs au risque de devoir repeindre et repeindre, et encore repeindre par-dessus, pour éclaircir une zone par exemple.

Bref, après mon immense expérience qui se compte en mi… deux toiles au total, je me permets de vous présenter un petit et moche step-by-step de mon dernier travail. mrgreen

eternite0Cyril avait envie d’un space art dans les bleus ou les rouges, j’ai donc commencé par faire un petit croquis sur mon carnet et une rapide esquisse sur ma toile, au crayon de papier (faut pas trop appuyer sinon on doit mettre beaucoup de peinture pour faire disparaître des traits). Préalablement j’avais, bien sûr, comme à mon habitude, regardé pas mal de photos et des images de référence.

La déformation qu’on voit dans la zone à gauche et en haut est due à Pixel (chat pénible numéro 1) qui a marché dessus juste avant la photo.

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Première couche, on définit en gros les couleurs de base avec les zones claires et les zones foncées. J’ai aussi un peu ébauché le relief des mains :

C’est la phase la plus importante selon moi, parce que si vous ne vous trompez pas et que vous avez bien « visualisé » le reste de l’ouvrage, ça ira tout seul.

Deuxième couche on commence à bosser les détails :

j’ai commencé par la partie basse du tableau, les mains et les vagues de glace :eternite2

Puis la partie haute avec les détails de la grosse planète et les nébuleuses :

Enfin j’ai rebossé l’ensemble en accentuant les étoiles, les détails sur la glace et la diagonale « lumineuse » qui part de la nébuleuse, tape la grosse vague et s’échoue au point de jonction des deux mains. Ça, c’est autant pour « affirmer » ma composition que pour donner du sens à la peinture : un sens de lecture en même temps qu’une signification, si vous préférez.

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Pour ce qui est de la technique en elle-même, je préfère peindre avec une brosse (un pinceau poils durs) au tout début, et prendre des poils doux que pour les petits détails ou les zones où j’applique de la peinture plus diluée afin de « nuancer » les transitions, comme à l’intérieur de la nébuleuse bleue par exemple. Comme cela, je contrôle mieux mon trait en terme de flux ( pour éviter les pâtés comme les manques)

J’ai utilisé 6 tubes d’acrylique : noir, blanc, bleu cyan, jaune, violet permanent et vert turquoise.

Cyril avait demandé du rouge ou du bleu, je lui ai fait quelque chose qui tire pas mal sur le vert, car, très tôt, j’ai opté pour cette contre couleur pour l’horizon et les détails de la planète tandis que j’ai ajouté du rose et du parme sur certaines zones de la glace et bien sûr sur les mains.  A la différence de la peinture numérique, on ne peut pas contraster à la fin, donc si très tôt on adopte des contre couleurs on augmente le relief, le contraste par ce biais.

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Temps de réalisation estimée : moins de 10 heures (ce qui est un très bon temps pour moi, puisque c’est grosso modo le temps que je mets pour une peinture numérique de difficulté équivalente)

 Enfin voici le scan de ma toile (très proche de la réalité par rapport aux photos ci-dessus). Il vaut mieux scanner avant de vernis la toile et mettre des feuilles ou des cartons dans le dos du chassis pour que les zones claires ne se grisent pas. Ce qui arrive si la lumière du scan traverse grandement la toile.

On peut voir « Eternité », en plus grand dans mon portfolio, dans la section acrylique avec mon autre tableau.